vendredi 15 juillet 2016

Tu comprendras quand tu seras plus grande.




Tu comprendras quand tu seras plus grande


Virginie GRIMALDI
Editions FAYARD - Avril 2016

Mon avis

C'est un coup de cœur ! 
Formidable roman intergénérationnel qui plaira autant aux jeunes adultes qu'aux lecteurs aux cheveux blancs.
Ce livre est très facile à lire grâce à des chapitres très courts et une succession d’événements qui s'enchaînent simplement.
L'histoire est prenante, les protagonistes très attachants, le tout est traité avec humour et sensibilité... vraiment un excellent moment à passer. C'est assurément un livre pour les vacances, un livre qui fait du bien.
Si vous aimez l'humour de "Bridget Jones" ce roman devrait vous plaire. 
On éclate de rire, on a les yeux de piquent, et quand enfin on referme le livre on se dit qu'ils vont tous nous manquer...
Merci à Babelio et aux éditions Fayard pour ces rires et ces larmes !

Résumé de l'éditeur


Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.

C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.


dimanche 10 juillet 2016

Ballon, redeviens tout rond !



Ballon, redeviens tout rond !

Lisez-moi - Editions Tartamudo - CREPE 2016


Résumé de l'éditeur


L’album jeunesse Ballon, redeviens tout rond ! est le fruit d’un partenariat entre les éditions Tartamudo et le CRFPE (Centre Régional de Formation des Professionnels de l’Enfance). Cette association située à Lille est parmi les plus importantes dans son domaine. Voire, le principal organisme en France de formation des éducatrices en direction de la petite enfance.
Les personnages de cette publication ont tous une particularité qui les empêchent parfois de jouer ensemble.
Cela les amène donc à réfléchir à trouver une solution commune, qui de ce fait leur fait créer ensemble un ballon qui convienne à toutes et tous. C’est ce qui donne le titre de l’ouvrage, accessible au plus grand nombre, Ballon, redeviens tout rond !
Des éléments tactiles au nombre de 12 sont répartis au cours des pages de cette production, cela afin d’éveiller autant les sens sensoriels que la réflexion des petits lecteurs.


Mon avis

Ce livre me semble un excellent support pédagogique pour des élèves de grande section de maternelle ou de CP, même s'il peut également être un bon livre pour l'histoire du soir des tout petits
Parents ou enseignants pourront aborder des sujets comme l'intégration, le partage, les différences, mais aussi enrichir le vocabulaire des enfants.
On découvre dans cet ouvrage de très belles illustrations douces mais colorées, riches sans être surchargées. 
On identifie très facilement ces habitants de l'océan grâce à une représentation sous forme de petits jouets en feutrine, qui donne aux personnages un côté sympathique et ludique.
Le support audio (C.D.) reprend le texte en plusieurs langues. Originaire du Nord de la France, j'ai particulièrement apprécié la plage 10, en patois local. Explosion de rire ! C'est excellent... 
La petite chanson d'accueil est facilement exploitable tant par la rythmique que par la richesse du vocabulaire (vaillant, frêle, s'entraider...)
Pour toute ces raisons, je recommande vivement ce livre, reflet d'un réel travail pédagogique sur des valeurs humaines primordiales.
Merci à Babelio aux Editions Tartamudo pour ce partage !



mardi 14 juin 2016

Dans les jardins du Malabar




Dans les jardins du Malabar
Anita Nair

Editions Albin Michel - 2016


Mon avis

J'ai débuté ce roman avec le sentiment de lire un conte philosophique, à l'instar du roman de Paulo Coelho "L'Alchimiste".
Idris, éternel voyageur solitaire et guide spirituel se plaçait parfaitement dans ce contexte. 
Faut départ ! Ce livre riche de références, de vocabulaire et coutumes locales d'Inde et d'Afrique du 17ème siècle, n'a pour moi pas trouvé son véritable créneau.
Il n'est pas finalement pas un conte philosophique, ni un roman d'amour, pas plus qu'un roman d'aventures, ni même un roman historique... Peut-être un mélange de tout ça ? 
C'est bien écrit, les personnages sont intéressants sans toutefois être attachants, c'est agréable à lire, mais pas passionnant...
Ah dommage ! Je referme ce livre avec une impression de dispersion et de roman inachevé. 
Merci aux Editions Albin Michel ainsi qu'à Babelio pour cette lecture enrichissante.



Résumé de l'éditeur


Avec cette vaste fresque qui embrasse l'Orient du XVIIe siècle, de la Corne de l'Afrique jusqu'à l'Inde, Anita Nair, l'auteur du célèbreCompartiment pour dames se consacre cette fois au passé cosmopolite et à l'héritage épique de son pays natal.

En 1659, le Zamorin, tout puissant souverain du royaume de Malabar, s'apprête à célébrer somptueusement la fête du Mamangam. Idris, un marchand itinérant somalien, dont l'oeil d'or engendre émerveillement et incrédulité, est venu assister aux festivités. Par un étrange coup du sort, il va faire la connaissance de son fils, né d'une mystérieuse nuit d'amour neuf ans plus tôt. L'enfant n'a qu'une idée en tête : rejoindre les Chaver, une bande de de guerriers farouches, prêts à sacrifier leur vie pour tuer le Zamorin. Pour le soustraire à ce terrible destin, Idris lui propose de prendre la route à ses côtés. Le début d'un long voyage initiatique vers les mines de diamants de Golconde.


L'auteure

Anita Nair, qui vit à Bangalore, est l'auteur de plusieurs romans à succès, dont Quand viennent les cyclones et L'Inconnue de Bangalore parus chez Albin Michel en 2010 et 2013. Elle a également écrit plusieurs recueils d'essais et de nouvelles et a déjà été traduite en vingt-neuf langues. Compartiment pour dames est le roman qui l'a fait connaître en France.



mardi 31 mai 2016

Les amandes amères de Laurence Cossé



Les amandes amères de Laurence Cossé

Gallimard 2011

Mon avis

Aidez les autres n'est pas toujours chose aisée, d'autant plus quand l'origine sociale est éloignée de la notre et que l'on prétend apprendre à sa femme de ménage à lire et à écrire sans en avoir les qualifications. Parfois juste l'envie paraît suffire.
Ne pas blesser, ne pas s'imposer, savoir poser des limites, mais aussi savoir être souple, imaginatif, persévérant...
C'est avec beaucoup de respect, de sensibilité et d'authenticité que Laurence Cossé aborde ce sujet délicat.
On est bien loin d'une romance avec "une super héroïne" qui par sa générosité et son talent sauverait la "pauvre femme de ménage marocaine". 
Nous sommes à la limite du docu-fiction tellement ce roman sonne juste. 
Il s'agit simplement d'une histoire qui s'écoule avec vérité et altruisme, qui dénonce les difficultés rencontrées par les étrangers qui ne maîtrisent pas la langue du pays qui les accueille.
S'il reste comme un goût amer après cette lecture, ce n'est pas le livre qui est en cause, mais bien le système imparfait qui étiole ou brise les élans de solidarité.
J'ai beaucoup aimé la personnalité d'Edith pour sa patience et sa générosité à toute épreuve. Très bon livre !

Extrait du résumé de l'éditeur

Découvrant que Fadila ne sait ni lire ni écrire, Edith lui propose de lui apprendre à lire le français.
Fadila n'est pas jeune. Edith n'est pas entraînée.
L'apprentissage s'avère difficile. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante...

Quelques extraits

"Elle se rappelle sont premier été, ce petit tas de signes inorganisés et méconnaissables : il est flagrant qu'un chemin considérable a été parcouru en sept mois. Un chemin de rien du tout considérable."

"- C'est déjà gentil qu'ils vous invitent chez eux.
- Gentil ? Non, c' pas gentil ! Des fois j' triste, je pleure.
- Il ne faut pas pleurer, Fadila.
- C' pas moi j'pleure, c'est mon cœur."


"Vous avez regardé le match à la télévision ?
- Non. Moi j'regarde pas parce que j' m' nerve si les Français gagnent pas.
- Vous êtes pour la France ?
- Quand même ! On mange le morceau de pain !"

vendredi 27 mai 2016

Juste avant l'oubli d'Alice Zeniter



Juste avant l'oubli d'Alice Zeniter

Flammarion - août 2015



Ma première rencontre avec Alice Zeniter. 

Déçue. L'écriture est belle, mais l'histoire ne m'a pas intéressée.
J'ai pataugé entre une histoire sombre où j'ai cru deviner les prémices d'un roman policier, ou celle d'un amour au bord de la falaise.
La pseudo intrigue policière n'est en réalité qu'une trame de fond. J'ai tenté de m'accrocher à la vie du couple à la dérive mais je me suis noyée dans l'ennui...
Dommage, j'avais vraiment envie d'aimer ce livre dont on a beaucoup parlé. Je devine une écrivaine talentueuse et sensible, mais je suis passée à côté de cet ouvrage. Il ne me reste qu'une impression de grisaille...

Résumé de l'éditeur


Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C'est sur cette île perdue des Hébrides que Galwin Donnell, maître incontesté du polar, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement, il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l'île n'a d'autre habitant qu'un gardien taciturne ni d'autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter, sur les « lieux du crime », l'oeuvre de l'écrivain mythique. Cet été-là, Émilie, qui commence une thèse sur Donnell, est chargée d'organiser les Journées d'études consacrées à l'auteur. Elle attend que Franck, son compagnon, la rejoigne. Et Franck, de son côté, espère que ce voyage lui donnera l'occasion de convaincre Émilie de passer le restant de ses jours avec lui. Mais sur l'île coupée du monde rien ne se passe comme prévu. Galwin Donnell, tout mort qu'il est, conserve son pouvoir de séduction et vient dangereusement s'immiscer dans l'intimité du couple.

Quelques extraits

"Certaines maisons étaient là depuis des siècles et j'aurais cru que ça leur prendrait longtemps pour retourner à la terre. Mais non. Ce qui fait tenir une maison, ce ne sont pas les pierres, la maçonnerie. C'est la présence humaine à l'intérieur."

"Elle avait perdu le fil de ses pensées à nouveau. Sur ses lèvres flottait le sourire lointain que donnent les fantasmes de bonheur."

L'aviatrice





L'aviatrice

de Paula McLAIN

Presse de la Cité - décembre 2015

Mon avis


Si vous choisissez ce livre pour son titre ou sa couverture, il faut vous attendre à une surprise. L'aviation n'est absolument pas le sujet principal de cette histoire, ce n'est qu'à la fin du livre que le thème est abordé. 

Beryl Markham, l'héroïne de cette histoire, est une femme d'exception, une passionnée, une battante. J'imagine qu'en achetant "l'aviatrice" j'avais l'envie de rencontrer une personne de cet acabit, même si je ne m'attendais absolument pas à découvrir l'univers du cheval et plus particulièrement de l'élevage et du sport hippique. 
Si vous aimez les chevaux, n'hésitez pas !
Comme je n'avais pas lu le résumé de l'éditeur avant de commencer ma lecture, ma seconde surprise a été de retrouver les personnages de "La ferme africaine" de Karen Blixen (Out of Africa). 
J'avais été conquise il y a bien longtemps par le récit de Karen et bien évidemment par le beau Denys Finch Hatton. Les retrouver ici a été un vrai bonheur. Il m'arrive d'être déçue quand certains auteurs utilisent l'atmosphère, les lieux, les protagonistes d'un livre que j'ai aimé, je ressens même parfois comme un agacement... 
Pour celui-ci j'ai adhéré immédiatement.
L'écriture est belle, l'histoire passionnante, les personnages terriblement attachants.
Ce livre a été un vrai coup de cœur et m'a donné envie de relire "La ferme africaine" pour rester plus longtemps sous le soleil d'Afrique avec les kikuyus, Karen, Denys, Berkekey et les autres...




Résumé de l'éditeur


Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1904. Très vite abandonnée par sa mère, elle est élevée par son père – entraîneur de chevaux de course – et par les natifs de la tribu Kipsigi, qui vivent sur les terres paternelles. Cette éducation non-conventionnelle pour quelqu'un de son rang fait d'elle une jeune femme audacieuse et farouche, qui voue un amour sans bornes à la nature sauvage et se moque de la bienséance. De mariages ratés en liaisons contrariées – elle tombe éperdument amoureuse de Denys Finch Hatton, l'amant de l'auteure Karen Blixen –, Beryl va peu à peu s'imposer comme l'une des femmes les plus singulières de son temps. Elle sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d'est en ouest...
Avec pour décors les paysages majestueux de l'Afrique du début du XXe siècle, Paula McLain nous livre l'histoire d'une femme hors du commun qui n'aspire qu'à être libre.





Le début de l'histoire...




Un extrait

Je me rappelai le jour où un petit indigène m'avait demandé si on voyait Dieu quand on faisait de l'avion. Tom avait été là. Nous avions ri et secoué la tête. "Tu devrais peut-être aller plus haut alors", avait dit l'enfant"

dimanche 3 avril 2016

Si tu passes la rivière





Si tu passe la rivière
de Geneviève Damas

Editions Luce Wilquin - 2011




Geneviève Damas est une comédienne, metteur en scène et auteure belge née en 1970 .


Mon avis

Avec ce livre, on touche au Graal de l'émotion.
J'avais beaucoup aimé "Les trois lumières" de Claire Keegan pour son écriture fraîche et spontanée, mais je dois reconnaître que celle de Geneniève Damas m'a transcendée. 

Un assemblage de mots simples et justes confère à ce texte une retranscription fidèle de la pensée d'un jeune homme un peu "fada" avec ce qu'elle comporte de peine, d'interrogations, de peurs et de doutes. C'est la poésie du cœur que vous trouverez dans ce livre, celle qui n'est ni mièvre, ni emphatique, celle qui vous touche par ses accents de vérité, celle qui fait de la rusticité une vertu.

En plus de cette magnifique prose, chacun des protagonistes est rendu vivant et trouve sa place au cœur d'une intrigue forte et très bien menée. François, personnage central en mal d'amour est particulièrement bouleversant et l'approche faite par Geneviève Damas est saisissante.
Ne passez pas à côté de ce livre, c'est un premier roman, mais quel Roman !


Extrait du résumé de l'éditeur

François Sorrente est un jeune homme de dix-sept ans, le dernier d’une famille de cinq enfants. Élevé par sa sœur aînée, Maryse, à laquelle il voue un attachement sans borne, il vit dans la ferme familiale avec son père et deux de ses frères, Jules et Arthur. Il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie.
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Une page au hasard...


Un extrait

"Je ne sais pas si c'est la faute des livres, ce changement en moi, ou des lettres, ou des photos ou simplement de la visite de la vieille Lucie. C'est impossible de redevenir comme avant, même si je le voulais. Comme si je me mettais en tête de faire couler l'eau de la rivière dans l'autre sens, de la faire revenir dans sa source, ce serait sacrément fada, tu ne trouves pas ?"